Désolé pour ce long silence mais des problèmes de connexion Internet et un emploi du temps surchargé m'ont tenu éloigné de mon
blog ces derniers temps.
Voici donc une journée consacrée à la visite d'écoles.
Chaque école possède son jardin où l'on apprend aux enfants à cultiver.
Notre venue était toujours un évènement........
Que des sourires..........
Tous le monde participe à tirer l'eau du puits pour l'arrosage..............
Vous avez dit classes surchargées?
Voyez les bancs au premier rang. Nous sommes en train de faire fabriquer 500 tables-bancs dignes de ce nom afin d'équiper ces
écoles.
La classe de Diana, l'une des plus vétustes........
Le Français est enseigné dans tout le Mali...........
Et quand il n'y a pas de bancs on s'assoit par terre...........
Absents:0
L'absentéisme est inexistant ou bien justifié.
Les enfants qui sont scolarisés sont conscients du privilège qui est le leur.
Discussion devant l'école de Diana avec les autorités locales.
L'école de Diana
La population nous offre un poulet pour nous remercier.
le poulet s'est échappé dans la voiture
la cloche de l'école.......une jante pendue à un arbre
Tous les jours, dans les écoles du Mali on hisse les couleurs en chantant l'hymne national.
par Tonton Bamako
13
recommander
Les calebasses qui une fois vidées servent de bidons, plats etc.............
Le marché aux bestiaux
Les étals
Une peau sèche au soleil
Du savon artisanal en boules
Système D......des lampes de poche artisanales......
Cette femme prépare de délicieux beignets
Le marchand de charbon de bois
Le Taxi...........climatisé !
Le fabricant de seaux

Le fabriquant de malles
Des allées plutôt encombrées
Le poisson séché
Les poteries de Ségou, très réputées.
Le fabriquant de tamis.
Ces tamis servent à tamiser le mil pour le débarasser de ses impuretés.
Les échanges commerciaux se font aussi par le fleuve.
ici le port de Ségou sur le Niger.
Une fois le marché termine tout le monde rentre avec le Sotrama.
23 personnes s'entassent dans ces fourgons et si d'autres voyageurs se présentent ils montent soit sur le toit avec les colis soit s'accrochent comme ils le peuvent
à l'extérieur.
par Tonton Bamako
5
recommander
Lazare Ponticelli vient de s'éteindre à l'age de 110 ans.
Il était le dernier "poilu" Français encore vivant.
N'oublions pas que quelque 200.000 "Tirailleurs Sénégalais", nom par lequel on désignait les ressortissants de l'AOF dont les Maliens; enrolés sous l'uniforme Français, se sont battus pour une
Patrie qui n'était pas la leur.
Ici le monument aux morts de Markala.
par Tonton Bamako
2
recommander
Le cordonnier de Markala vous fait des sandales sur mesure.
On prend la taille du pied en traçant le contour sur un carton.
A côté du pied vous avez un exemplaire du genre de sandales qu'il fabrique pour 3 €.
Des semelles inusables taillées dans de vieux pneus.
par Tonton Bamako
2
recommander
Lors de notre séjour à Markala nous sommes allés visiter un ancien prieuré car nous sommes à la recherche d'un bâtiment succeptible d'être transformé en centre
d'accueil touristique.
Nous avons été reçus par le gardien qui nous fit visiter les lieux.
Dans la cour un il avait un enfant d'une dizaine d'années, nu comme un ver, assis par terre devant une gamelle.
Cette nudité nous surprit car même dans les coins les plus reculés, il y a longtemps que les Maliens ne vivent plus nus.
Il se portait bien, ne souffrait d'aucun handicap ni de malnutrition mais son comportement nous surprit lorsqu'il sauta dans les bras de Françoise, non pas comme un gosse qui cherche un
quelconque câlin mais plutôt à la manière d'un singe.
C'est alors qu'on nous raconta son histoire.
Il avait trois ans lorsqu'il disparut de chez lui. Pendant les trois années suivantes plus personne n'eût de nouvelles. Etait il tombé dans un puits ? S'était il perdu en brousse ? Nul ne pouvait
répondre et ses parents firent leur deuil.
Cependant un jour il réapparut, ayant perdu toute forme de sociabilité, l'usage de la parole et marchant à quatre pattes.
Comment avait il survécu trois années dans cette région où il est si difficile de tirer sa subsistance d'un sol ingrat ? Comment a t il résisté aux saisons sèches où la population doit tirer son
eau du Niger car les puits sont à sec ? Comment a t il vécu pendant les saisons des pluies où les violents orages ravagent tout et rendent la vie difficile ? A t il été pris en charge par des
animaux?
Mais quels animaux ?
Nul ne peut répondre à cette question.
Pas même lui qui, quatre ans après sa réapparition n'est capable de communiquer avec ses semblables.
On peut fantasmer sur "L'enfant Sauvage" de Truffaut, sur Mowgli élevé par des singes, sur Romus et Romulus élevés par la louve, sur Tarzan pris en charge par les animaux de la brousse, mais là,
au Mali nul loup, singe ou autre animal succeptible de prendre sous son aile un petit d'homme perdu.
Ses parents le récupérèrent et le nourrissent depuis tel un animal de compagnie.
Que faire d'autre ?
Lorsque je retournerais à Markala j'essaierai de savoir ce qu'il devient.
par Tonton Bamako
5
recommander
Derniers Commentaires